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ZAMBA (comment ressusciter l’être aimé avec un tambour) 

Création 2026

 

« Le mort est là.
Ou plutôt, il rend visite.

Il apparaît, sourit, puis se rendort, et son image disparaît aussitôt qu’il ferme les yeux. Il laisse entendre sa voix, au milieu de rien,
alors que la tasse de café se porte aux lèvres,
ou bien quand j’habille son petit-fils,
sa voix qui rebondit sur le reflet d’une fenêtre, se volatilise pour mieux dire « je reviens tout de suite ».

Je raconte l’histoire, et je n’ai pas besoin de chercher mon mort, puisqu’il est là.

Ce dont j’ai besoin, c’est de savoir ce qu’il m’a laissé. Il est là, le mystère.

Alors, accompagné de mon mort, je retourne sur sa terre. Je vais à la rencontre du champ où il a poussé, pour vérifier ce que j’y trouverai de lui, de moi. Son odeur, son visage, le cuir des ses longues mains, mais surtout son chant.
Puisqu’il chantait.
J’irai rencontrer celles qui chantent son chant, et ceux qui chantaient avec lui. Peut-être qu’ils et elles me diront pour quoi il est mort. Et comment le dé-mourir, comment défaire cette injustice idiote. Ou seulement me dire ce que je dois faire de lui, maintenant. »

Zamba est un projet d’écriture, qui se déclinera sous deux formes : un spectacle de récit autobiographique et documentaire, et un podcast. 

Le narrateur a perdu son père il y a quelques temps. Mais par hasard, un soir, il entend dans la rue des musiciens jouer une Zamba, rythme typique du Nord de l’Argentine, pays d’origine du père disparu.

Saisi par l’émotion, par le mélange de familiarité et de mystère contenu dans cette musique, il décide de partir en Argentine, pour aller à la rencontre de la culture et de l’histoire de celui qui l’a laissé sans jamais partir, cet absent perché sur son oreille.

Ce sera un récit à mi-chemin entre auto-fiction et documentaire sonore, dont la trame reste largement à peaufiner, mais dont l’intention se précise : l’idée de créer un dispositif qui alternera récit en live et éléments documentaires enregistrés.
L’intention est de créer grâce à ce dispositif une immersion sensuelle, une sensation de voyager avec notre protagoniste… en même temps que la mise au premier plan de l’autre personnage principal : la musique. Un récit de voyage, de deuil, du lien entre culture populaire et luttes populaires, de musique, d’amour de la musique et d’amour tout court.

Un projet qui se construit donc entre la France et l’Argentine, où a été enregistrée la partie documentaire en octobre / novembre 2024, avant une période de création/répétition courant 2025, pour une création envisagée pour 2026.

Production : Corbo Club (recherche de partenaires en cours)
Avec le soutien de l’Institut Français – Ville de Nantes
Accueils (recherche en cours) : Théâtre du Champ de Bataille (Angers), les Fabriques – Ville de Nantes, La Libre Usine (Nantes)…

Ecriture, interprétation, mise en scène : Juan Pablo Miño
Collaboration artistique : Aurélie Bapst
Production sonore et vidéo : Thomas Guiral
Scénographie : Cécile Favereau
Lumières : Aurore Baudouin
Avec la participation de : Coqui Ortíz, Susy Shock, Grupo Namuncurá, Caro Bonelli, Marco Grancelli, Luciano Gimenez Luna…